L’Allemagne maintient sa position de premier marché automobile européen en 2025, malgré une baisse de 2,1 % des immatriculations sur un an. Derrière, la France enregistre une progression modérée, tandis que l’Italie dépasse à nouveau l’Espagne, portée par les ventes de citadines hybrides. La Norvège continue de dominer la part de véhicules électriques, mais recule au classement global des ventes.Le top cinq concentre près de 70 % des nouvelles immatriculations européennes, avec une montée en puissance de la mobilité électrique. Certains constructeurs historiques perdent du terrain au profit de nouveaux entrants spécialisés dans les énergies alternatives.
Le marché automobile européen en 2025 : chiffres clés et grandes tendances
En 2025, le marché automobile européen prend un tournant décisif, porté par la transition énergétique et une réglementation environnementale de plus en plus exigeante. Selon l’ACEA, la dynamique repart avec une hausse de 4,1 %, soit un total de 90,5 millions de véhicules vendus à l’échelle mondiale. Ce rebond ne ramène pas encore le secteur à son niveau d’avant crise : les volumes plafonnent, et de nouveaux équilibres s’installent.
Pour mieux cerner ce basculement, quelques données suffisent :
- Les véhicules électriques franchissent la barre des 17,4 % du marché européen, ce qui représente 1,88 million d’unités vendues.
- Les hybrides non rechargeables atteignent 3,7 millions de ventes, tandis que les hybrides rechargeables dépassent le million d’exemplaires.
Décembre 2025 fait date : au sein de l’Union européenne, les électriques s’imposent pour la première fois devant les moteurs essence. Le thermique ne compte plus que pour 35,5 % du marché. Résultat, des marques récentes venues principalement d’Asie bousculent les historiques, contraints d’adapter leur jeu.
Détenir la technologie des batteries devient le point clé. Les partenariats industriels se multiplient, chaque constructeur voulant sécuriser ses filières. Le software gagne en influence et bouleverse les classements traditionnels. La compétition ne porte plus seulement sur la puissance ou le style, mais bien sur celui qui maîtrisera l’innovation logicielle et l’électrification.
Quels sont les pays leaders dans la vente de voitures cette année ?
À l’échelle mondiale, la hiérarchie reste nette : la Chine reste indéboulonnable avec 27,3 millions de voitures vendues. Sa domination s’appuie sur un tissu industriel dense et des marques nationales en pleine expansion, alimentées par une vague électrique qui ne faiblit pas. Moins de surchauffe qu’autrefois, mais la cadence demeure impressionnante.
Les États-Unis occupent solidement la deuxième place, avec 16,28 millions d’unités écoulées. Le marché reste fidèle aux énormes pickups et SUV, tout en convertissant progressivement sa gamme à l’électrique, sur fonds d’investissements records et de changements stratégiques profonds.
L’Inde prend de l’ampleur et complète le podium avec 5,54 millions de véhicules vendus. Une croissance tirée par l’éveil d’une nouvelle classe moyenne et l’essor des chaînes de montage sur place, surtout pour les modèles compacts.
Suit le Japon avec 4,566 millions de voitures écoulées. L’Allemagne, forte d’une tradition automobile reconnue et d’une mutation vers l’électricité, clôt ce Top 5 à 3,153 millions.
Pour donner un aperçu précis du poids de ces marchés en 2025 :
- Chine : 27,3 millions
- États-Unis : 16,28 millions
- Inde : 5,54 millions
- Japon : 4,566 millions
- Allemagne : 3,153 millions
En descendant le classement, la France doit se contenter de la huitième place. Les volumes gagnent quelques points mais plafonnent toujours sous les deux millions d’unités : le fossé s’élargit face aux champions asiatiques et américains. Les rapports de force évoluent, l’Europe doit accélérer.
Top 30 des voitures les plus vendues en Europe en 2025 : le classement détaillé
Sur le segment des modèles, la fiabilité et l’accès restent les maîtres-mots. En tête, la Dacia Sandero séduit un public pragmatique, fidèle à la simplicité et au rapport prix-utilité. La Renault Clio conserve une place de choix, preuve du savoir-faire local quand il s’agit de s’adapter.
Les constructeurs allemands, eux, ne lâchent rien : Volkswagen Tiguan, Golf et T-Roc conservent de beaux scores grâce à leur réputation de robustesse. Plus bas, la Toyota Yaris Cross et le Peugeot 2008 bénéficient de la préférence affirmée pour l’hybride et l’engouement pour les SUV de ville. Côté Renault, les Captur et Symbioz font leur chemin, notamment grâce à des versions moins énergivores.
Fait marquant, le MG ZS devient le premier modèle chinois à s’ancrer durablement dans le peloton de tête du classement européen. La Tesla Model Y reste un repère sur l’électrique, même si la compétition s’intensifie avec la montée en gamme de plusieurs constructeurs asiatiques. Cette année, la part des véhicules électriques atteint 17,4 % du marché, soit près de 1,88 million d’exemplaires écoulés.
Voici les modèles qui ont marqué l’année :
- Dacia Sandero
- Renault Clio
- Volkswagen Tiguan
- Volkswagen Golf
- Volkswagen T-Roc
- Toyota Yaris Cross
- Peugeot 2008
- Renault Captur
- Renault Symbioz
- MG ZS
- Tesla Model Y
Le décor change vite : percée chinoise, montée en puissance de l’électrique, réaction des constructeurs historiques. Face à cette recomposition du secteur, chaque marque doit revoir ses priorités et faire preuve d’agilité.
Véhicules électriques et constructeurs : ce que révèlent les performances du marché
Le marché automobile mondial en 2025 est animé par un contraste saisissant. Les voitures électriques représentent désormais 17,4 % des immatriculations européennes, avec 1,88 million d’exemplaires. Décembre restera dans l’histoire : pour la première fois, les ventes d’électriques devancent celles de l’essence au sein de l’Union européenne. Ce basculement marque l’accélération du vieux continent face à une Asie toujours plus rapide sur l’innovation.
Les constructeurs revoient leurs stratégies. BYD, mastodonte chinois de la mobilité électrique, triple ses ventes sur le marché européen et double sa présence. Volkswagen garde la première place sur l’électrique en Europe, tout en faisant face à l’offensive de nouveaux rivaux. Tesla recule nettement : ses ventes chutent de 38 % en Europe, et la baisse est encore plus prononcée au Canada. La marque américaine reste une référence marquante, mais doit désormais composer avec une concurrence affûtée.
Au même moment, Renault enregistre une croissance de 5,6 % en Europe, portée par le succès de la R5 électrique, sacrée voiture de l’année. À l’opposé, Stellantis voit ses ventes refluer de 4,7 % : la stratégie mise en place peine à convaincre, l’adaptation au tout électrique tarde.
Pour mieux visualiser la redistribution des cartes entre groupes, voici les principaux enseignements :
- BYD : désormais poids lourd mondial de l’électrique, pragmatique en Chine et remarquablement rapide dans son expansion européenne.
- Volkswagen : leader des électriques en Europe, mais sous pression croissante.
- Tesla : net recul, modèle à réinventer.
- Renault : nouvelle dynamique, succès de la R5 électrique.
Le sort du secteur va désormais se jouer sur deux leviers : la capacité à concevoir des batteries performantes et à maîtriser l’innovation logicielle. Désormais, avancer n’est plus une question de taille ou d’héritage, mais de rapidité à transformer la promesse en réalité concrète. De nouveaux équilibres se dessinent, la course n’est décidément pas terminée.


